Cernix
User Overview in Games
7.6Avg. User Score
User Score Distribution
positive
10(63%)
mixed
5(31%)
negative
1(6%)
Highest User Score
Lowest User Score
Games Scores
Aug 1, 2026
The Witcher 3: Wild Hunt8
Aug 1, 2026
The Witcher 3 est indéniablement un chef d'œuvre, mais un chef d'œuvre clairement fini dans l'urgence et malheureusement ça se voit. Si graphiquement le jeu tient encore très bien la route 10 ans plus ****, la direction artistique n'a rien de transcendante. On est sur de la fantasy médiévale efficace mais assez banale au final, si on exclu le bestiaire et le design de Geralt lui même (très réussis), le reste est assez quelconque. Mais c'est techniquement qu'on atteint du franchement plus que moyen. Il y a beaucoup de **** bugs, d'affichage, de lumière, de texture, de collision, d'inputs… La plupart de ces bugs sont inoffensifs, ils enlaidissent surtout le jeu, ce qui n'ai pas grave mais est quand même trop fréquent pour ne pas le noter. Malheureusement certains forcent au moins la recharge d'une sauvegarde (inputs muets, passages sous la map). L'écriture, elle, est de haut niveau. Geralt est un excellent personnage qui fait office de phare, d'espoir dans ce monde où presque tout le monde est une ordure. Les personnages sont bien écrits et crédibles avec des dialogues plaisants et globalement bien doublés en français (avec quelques rares exceptions particulièrement notoires tant elles sont mauvaises). Cette qualité se conserve jusque dans les DLC avec une constance admirable. Cette qualité ce retrouve aussi et surtout dans les très nombreuses quêtes secondaires qui ont fait l'objet d'un soin rarement vu ailleurs, même depuis, et c'est surement elles que l'on retiendra. Car le scénario principale, lui, est bien pâle en comparaison, une basique chasse à l'œuf de Pasques, c'est un problème car il encourage la procrastination, ce qui n'est pas très logique au vu des enjeux. Attention également, le jeu ne prend pas du tout par la main les néophytes de l'univers, le sentiment d'être exclu de la conversation est assez fréquent, surtout au début. Le gameplay de The Witcher 3 est finalement assez simple en termes de action RPG en monde ouvert, mais il est terriblement efficace, il sert d'ailleurs de base aujourd'hui pour beaucoup. Les mécaniques de combats sont efficaces, instinctives et largement personnalisables créant une forte rejouabilité. Les contrôles ne sont cependant pas toujours très agréables. Geralt est assez lourd, mais c'est plus en explorant qu'on le ressent. Un ensemble de facteurs fait qu'il n'est pas agréable de crapahuter ou simplement de ce déplacer, les collisions ne sont pas bien gérées, toutes les mécaniques de platforming sont incroyablement lourdes, Ablette se contrôle comme un camion benne, et tout ce qui se passe sur ou dans l'eau est un supplice. Il n'y a pas grand chose à dire sur le game design de The Witcher 3, il est tout simplement excellent. Le jeu est constamment clair sans prendre par la main, le monde est grand et riche sans jamais devenir intimidant, répétitif ou fastidieux. En ce qui concerne le game disign, The Witcher est effectivement un chef d'œuvre. Pour 80% de sa map ! Les 20% restant sont Skellige, une purge absolue en termes d'exploration qui a clairement été rushée en fin de développement. Rien ne va là bas, répétitivité, mécaniques pénibles omniprésentes, terrain accidenté avec les défauts des contrôles évoqués plus hauts. Bref, un conseil, ignorer Skellige, vous vous en porterez mieux. Evidemment, je conseille The Witcher 3, surtout si vous êtes fan de fantasy médiévale, ce n'est pas du tout mon cas et j'ai beaucoup aimé ce jeu malgré ça. Ce qui m'empêche personnellement de considérer The Witcher comme un chef d'œuvre est cette multitude de **** défauts, pas graves en soit, mais qui s'accumulent au cours des plus de 100 heures qu'il faut pour finir le jeu (et DLCs) et qui surtout étaient largement évitables avec un peu plus de temps de développement.
PlayStation 4
Jul 10, 2026
Planet of Lana8
Jul 10, 2026
Planet of Lana est un jeu sobre et sans grande ambition mais ce qu'il ambitionne de faire est maîtrisé et mérite qu'on dépense les quelques euros qu'il coute pour passer l'après-midi avec lui. Planet of Lana possède une esthétique marquée, des graphismes simples mais propres ressemblant à de la peinture, à la fois détaillés et très lisibles, d'ailleurs il n'y a aucun problème de lisibilité durant tout le jeu. Si les décors de la planète sont la star, les personnages eux sont très simples, trop simples peut-être. Les musiques sont elles aussi très belles et discrètes, un peu trop peut-être, on aimerait les entendre d'avantage. Techniquement, c'est propre, Lana a rarement des **** bugs d'animation mais rien de perturbant ou gênant. Jeu de moins de 5 heures oblige, le gamplay de Planet of Lana est très simple, mi plateformer 2D mi jeu d'énigme. Le plateforming est des plus basiques qui soient mais il fonctionne bien. Les énigmes elles sont basées sur le contrôle de deux personnages aux habilités différentes, l'un contrôlé directement par le joueur et l'autre qui doit être guidé par des indications. Le tout fonctionne très bien et on ne s'énerve jamais contre Mui (personnage à guider). On trouve aussi des QTE qui, sans être mal implémentés, étaient franchement dispensables et n'apporte pas grand chose. Le game design avait pour mission d'empêcher le jeu d'être répétitif malgré sa grande simplicité, c'est réussi, même si la courte durée de vie du jeu aide surement beaucoup. En effet les énigmes arrivent à se renouveler suffisamment, de plus la clarté globale du jeu leur permettent d'être toujours lisibles et on n'est jamais complétement perdu. Cependant, elles sont globalement bien trop simples, on réfléchit un peu certes, mais un peu seulement, le jeu aurait mérité quelques énigmes vraiment plus retorses à la fin. On trouvera aussi quelques collectables sensés éclaircir le lore, mais ils sont franchement dispensables sur ce plan et pas nécessairement intelligemment cachés. Difficile de parler de l'écriture de Planet of Lana car le jeu est plutôt avare en explication. La situation globale est claire et facilement compréhensible avec les quelques indices laissés, mais beaucoup de détails restent flous. Au risque d'être répétitif, la courte durée de vie du jeu empêche ce léger flou d'être gênant. Ce que l'on comprend de l'histoire et du lore et suffisant pour être intrigué et nous pousser jusqu'à la fin. En somme Planet of Lana est un jeu sobre mais maîtrisé à prix cassé et sans nécessité de s'engager pour plus de 5 heures. Il m'a donné toutes les raisons dont j'avais besoin pour être intrigué par sa suite, sortie récemment, qui occupera certainement l'un de mes futurs après-midi.
PC
Jun 11, 2026
Undertale9
Jun 11, 2026
Si Undertale était à sa sortie un véritable OVNI du jeu vidéo et grand représentant de la scène indé, aujourd'hui, imité maintes fois, Undertale n'est plus si unique mais reste un vrai petit bijou facile à conseiller. Je dirais que c'est principalement dans son esthétique qu'Undertale a perdu en originalité. Le rétro pixel art à depuis été repris en long en large et en travers et celui d'Undertale, travail d'un seul homme on rappelle, est un peu simple mais très charmant. Les musiques chiptunes ont aussi été reprises maintes fois depuis, mais celles de Toby Fox restent marquantes, tantôt émouvantes, tantôt entrainantes, cette bande son reste, des années plus **** d'une qualité indéniable. Si Undertale a autant marqué, c'est aussi pour son écriture, et c'est ici qu'on retrouve la grande force indémodable d'Undertale. Le jeu et drôle mais aussi engageant émotionnellement et délivre un propos intéressant. L'humour est un point central du jeu, jusque dans le gameplay, pour en profiter il faut cependant bien maitriser l'anglais ou installer une fan trad très bien réalisée et assez simple d'installation. Les personnages sont extrêmement attachants et nous donnent envi d'en savoir plus sur eux, de nous battre pour eux et surtout, de les épargner. Le tout aborde des sujets intéressants avec maîtrise comme l'acceptation de soi, l'objectif et les moyens, mais surtout notre rapport au medium du jeu vidéo lui même. Le gameplay d'Undertale est plus complexe qu'il ne laisse croire de prime abord. Si, sur la carte, le gameplay reste basique, se déplacer et interagir pour résoudre des petites énigmes environnementales jamais très compliquées. Cela constituerait peut être le seul vrai défaut d'Undertale, ces phases d'exploration peuvent être un peu longues surtout avec les hitbox un peu trop grandes qui rendent les déplacements peu fluides dans les zones exigües. Le gameplay de combat, lui, est devenu culte. Un mélange entre mécaniques de RPG, de bullet hell et d'énigme. Le tout reste simple mais efficace, au pire certaine solution d'énigme sont un peu tarabiscotée. C'est le game design qui va venir sublimer le gameplay (ce qu'il est toujours sensé faire mais bon). Toby Fox a réussi et cela de manière constante au cours des 10 h de jeu, a donner du sens à toutes ces mécaniques pour chaque situations, pour chaque ennemi. Conséquence, on est toujours intrigué et engagé même dans toute rencontre avec n'importe quel trash mob. Et bien sûr tout ce système de kill/mercy au cœur de l'écriture et du propos du jeu reste original et intriguant. Même si j'aurais un petit holà, subjectivement, je trouve que l'écriture pousse trop explicitement vers une run pacifique, c'est le propos du jeu, j'entends, mais ici Undetale s'avère peut être un peu trop dirigiste dans une expérience qui se prêtant pourtant ouverte. Ainsi, je n'ai fait qu'une partie, pacifique, et n'ai pas relancé le jeu, pourquoi le ferais-je ? Les autres runs ne sont clairement pas celles que le jeu veut que vous fassiez, ça serait terminer le jeu de manière "sous-optimale". Undertale fut un tournant dans l'histoire du jeu vidéo, il a su montrer de quoi était capable la scène indépendante à la fois artistiquement et économiquement. Ce titre, Undertale l'a mérité. Et même 10 ans plus ****, s'il a un peu perdu en originalité, il n'a pas perdu en qualité et est toujours définitivement un must play surtout pour les fans de jeux vidéo.
PC
Jun 6, 2026
Death Stranding7
Jun 6, 2026
Death Stranding est un jeu ambitieux et original qui possède d'excellentes idées mais les exécute maladroitement. Je ne peux conseiller ce jeu qu'aux joueurs ouverts d'esprit et curieux. Une chose est sûre, on est loin d'un chef d'œuvre, mais cela ne veut pas dire que l'expérience est dénuée d'intérêt. Commençons par l'aspect de Death Stranding où il est inattaquable, son esthétique. Le jeu est très beau. Ses décors, ses personnages, ses musiques, tout est très minutieux. De plus le tout est particulièrement cohérent et a cette ambition de plonger le joueur dans cette univers dévasté, éthéré, mélancolique et en même temps plein d'espoir. Les musiques, mon point préféré du jeu, sont peu être sous exploitées mais cela reste cohérent avec l'ambition esthétique du jeu donc on l'acceptera volontiers. Techniquement, quelques **** bugs de texture ou de collision mais rien d'embêtant. En revanche, si le world building et le scénario ont des idées intéressantes et originales, l'écriture est un gros problème du jeu. Pour ce qui est du world building, beaucoup d'idée mais qui s'articulent difficilement entre elles, donnant à certaine une vraie étiquette "il falait expliquer cette mécaniques de jeu", un peu dérangeante pour l'immersion. Mes impressions sur les personnages sont mitigés, des raisons variées empêchent d'être pleinement investi dans leurs péripéties. Premièrement le jeu dans son ensemble a un problème avec ses dialogues qui sont pompeux, longs et répétitifs au point d'en devenir agaçants. Les performances des acteurs sont aussi assez inégales. Mais surtout plusieurs personnages s'apparentent plus à des outils scénaristiques qu'à des personnages dans lesquels ont est sensé s'investir émotionnellement, ça ne marche pas et certaines scènes interminables de fin de jeu tombent sérieusement à plat. Autre problème avec le scénario, son rythme, on ne comprend RIEN jusqu'à la toute fin où presque 5 heures de "cinématiques" nous harcèlent avec très peu de gameplay notable. Bref, ce n'est pas dans le fond de ce que raconte Death Stranding qu'il y a un problème, c'est dans la forme. Le gameplay de ce jeu est ce qui m'effrayait le plus en le lançant. Et pourtant, c'est très solide et même impressionnant au vu de la simplicité de l'idée de base. Avec juste le point de départ d'être un livreur, le jeu arrive à produire beaucoup de situation variées et de moyens de répondre à ces situations. Pour cela bravo. Tout ne fonctionne pas parfaitement, mais suffisamment pour ne jamais être vraiment un problème (TPS, conduite). L'aspect gestion aurait pu être plus poussé car on se retrouve bien trop vite à crouler sous les ressources et a crafter à tour de bras et foncer tête baissée. En revanche un aspect très réussi et l'influence des autres joueurs sur notre partie, cela donne une lecture différente de la carte et des manières d'appréhender les dangers de manière diégétique, tout en apportant ce petit bonus parasocial rare dans un jeu solo. Même si certaines zones se retrouvent avec un bazar tel que cela vient atténuer un peu l'immersion. Malheureusement le game design vient sérieusement mitiger ce tableau. Effectivement le gameplay est étonnamment divers mais pas assez pour les 35 h qu'il m'a fallut pour finir le jeu. Pour moi c'est le défaut principal du jeu, il s'éternise. Il prolonge ses boucles de gemeplay, son scénario, ces personnages alors qu'ils n'avaient plus rein à dire de neuf et d'intéressant depuis longtemps. A mon humble avis, Death Stranding est 10 heures trop long. Les chapitres 6 à 9 étaient franchement dispensables. Autres lacunes du gamedesign, l'infiltration est bien trop sous optimale à partir du mid-game, les armes ne se valent vraiment pas entre elles et les quêtes secondaires ne présentent presque aucun intérêt surtout quand on considère la quantité titanesque d'allers-retours qu'elles demandent. En sommes, Death Stranding a à la fois profité et subi l'omniprésence de Kojima, ses idées uniques et sa métrise du medium vidéoludique mais aussi sa prétention poussant le jeu plus loin que ce qui semblait optimal pour l'idée de base. Si le jeu ne m'a pas entièrement convaincu, il m'a cependant convaincu d'une chose, essayé un jour On the Beach.
PlayStation 4
May 21, 2026
Psychonauts 29
May 21, 2026
Psychonauts 2 est un excellent platformer avec une narration étonnamment poussée et une direction artistique unique. De plus, au vu de son accessibilité et de sa durée de vie raisonnable, il est facile de le recommander à tous (sauf au plus jeunes au vu de certaines thématiques). Techniquement, Psychonauts 2 n'est pas parfait, il y a régulièrement de **** bugs de texture ou d'éclairage mais rien de méchant. Le jeu tourne très bien, attention cependant, les temps de chargement peuvent apparemment être un peu long sur certains hardwares, aucun problème de mon côté cela dit. Esthétiquement, le jeu est très propre et possède évidement cette direction artistique unique qui lui permet d'être reconnaissable entre mille, surtout vis à vis du charadesign. Petit contre coup à cette direction artistique peut être, les développeurs n'ont pas toujours su indiquer efficacement ce qui est du niveau ou juste du décors. Contrairement à ce que l'on pourrait attendre d'un platformer, Psychonauts 2 possède une narration étonnamment profonde et prenante, elle se permet même de vrais plot twists (au pluriels, oui, et bons en plus). Les thèmes sont matures et traités sérieusement en gardant une ambiance globalement légère. De plus le jeu arrive de manière très maline à glisser beaucoup des bouts de narration et des métaphores psychologiques dans le gamedesign, très satisfaisant quand on les comprend soi-même. Les personnages sont attachants et certains sont même particulièrement bien développés (comme Ford Cruller). Les dialogues sont drôles et bien écrits sans jamais que le jeu ne devienne trop bavard. Psychonauts 2 à un gameplay assez classique dans le genre platformer, simple et efficace. Sa particularité se trouve dans les pouvoirs psy de Raz, notre personnage principal. Cependant ces pourvoir sont présentés de manière originale mais sont de facto des pouvoirs très classiques de platformer. Hormis quelques originalités (comme clairvoyance) on reste encore sur du simple et efficace. Quelques mouvements comme les trapèzes ou le lierre ne sont pas des plus fluides mais cela reste anecdotique à l'échelle du jeu. Psychonauts est un collectathon et trouve un bonne équilibre entre quantité et qualité des collectables. On en trouve beaucoup mais pas trop sans forcer et il faut fouiller attentivement pour trouver les plus cachés sans jamais atteindre l'absurde. De plus à la fin du jeu, on obtient un objet pour facilité les recherches sans les trivialiser rendant le 100% stimulant sans être décourageant ou frustrant. La récolte des collectables est aussi bien encouragée car elle est directement liée à un système de boost des compétences sans être indispensable. En revanche, les niveaux peuvent donner la sensation d'être hachés car il sont découpés en sections parfois un peu courtes notamment par des combats presque complètement déconnectés de la plateforme. Ces derniers sont bien faits mais ne sont pas aussi intéressants que la partie plateforme et tendent du coup à casser le rythme. Le summum de ce problème étant les boss, très intéressants esthétiquement et narrativement mais peu intéressants à combattre voire franchement dénués d'intérêts (la bibliothécaire et les plantes). C'est d'autant plus marquant avec le boss final, très bien teasé tout au long du jeu mais trop simple et pas assez assez intéressant ou spectaculaire à combattre, dommage de finir sur un "Ah c'est tout ?". J'ai toujours entendu beaucoup de bien sur Psychonauts (2005) et maintenant je vois pourquoi. Psychonauts 2 est un platformer de haute qualité se permettant une direction artistique et une narration vraiment unique. Ainsi le premier jeu rejoint ma liste de souhait.
Xbox Series X
May 13, 2026
Assassin's Creed Unity3
May 13, 2026
Assassin's Creed Unity n'est pas mon premier AC, j'ai joué à Black Flag et à Rogue il y a quelques années. Je m'en souviens comme des jeux sympathiques sans plus (7/10). En voyant les AC en GROSSE réduction sur Steam, je me suis dis pourquoi pas jouer à l'épisode qui suis, Unity. Payé 3 € et des poussières, c'est forcément une affaire ! C'était pas une affaire. Le jeu est incroyablement buggé. Et il y en a de toutes sortes : des bugs graphiques, de collision, sonores. Mais surtout, le jeu crashe sans arrêt. Je n'ai joué à Unity que 25 heures et j'ai dû avoir environ une quinzaine de crashs. Il y en a de deux sortes, ceux qui ferment simplement le jeu de manière intempestive et semblent arriver à n'importe quel moment. Et ceux qui font crasher le PC qui arrivent régulièrement après avoir tué une cible de l'histoire principale. Je ne m'étendrai pas plus, le jeu n'est pas fini, même plus de 10 ans après sa sortie. C'est honteux, c'est pathétique, c'est Ubisoft. Cela dit, même sans les bugs ce jeu serait simplement moyen (un 6/10). Passons rapidement sur l'écriture. Les personnages sont inintéressants. En effet aucun personnage n'est véritablement développé, Arno et son mentor ont le droit à quelques miettes mais c'est tout. Les doublages n'aident pas, ils vont du passables au franchement mauvais. Quid des scénarios, parce que Unity a 3 scénarios. Un commun à tous les AC dans le présent, qui n'avance à rien, ne mène nulle part et dont l'intérêt est franchement vaporeux à l'échelle d'un seul jeu. Un centré autour des enjeux de la Révolution Française (cadre criminellement sous-exploité au passage) et de la lutte entre assassins et templiers, le problème de ce scénario est qu'il fait intervenir une tonne de personnages, à peine introduits, sans développement qu'on finit tous par oublier ou mélanger (qui veut quoi ?pourquoi ? contre qui ? avec qui ?), très difficile à suivre et franchement ni intéressant ni engageant, j'ai vite complétement ignoré cette part de la narration. Et enfin, l'histoire de vengeance et d'amour entre Arno et Elise pourrait être intéressante si les personnages cités étaient un minimum intéressants ou sympathiques. Elise particulièrement est un personnage vide, elle aime Arno et elle veut se venger, c'est tout. Même chose pour Arno avec quelques subtilités. L'histoire de deux personnages que finalement on ne connait à peine n'est pas engageante non plus. Et en termes de gameplay, ce n'est pas glorieux non plus. Le parkour est très frustrant car le pathfinding d'Arno est lunaire, il part régulièrement à l'opposé d'où on lui demande d'aller, il se fige alors qu'il y a un passage évidant, se suicide en faisant des sauts de l'ange sortis de nulle part... Le problème est que c'est le seul aspect du jeu vraiment poussé, le reste fonctionne mieux mais n'est pas très intéressant. Les capacités d'infiltration et de combat sont limités et basiques.
Le gamedesign a aussi un gros problème : l'infiltration n'est pas assez efficace. Sur beaucoup de missions, il est bien plus simple d'être un peu bourrin, tuer quelques gardes, battre en retraite, racheter des consommables, et revenir à la charge en profitant des trous laissé par la dernière offensive. Se faire repérer n'a aucun impact négatif tant que l'on arrive à fuir, ce qui est très simple. On se retrouve à jouer un assassin qui tue 2 ou 3 gardes discrètement puis plus d'une dizaine à l'épée au milieu de la foule, quelque chose cloche.
Graphiquement, 12 ans plus **** et même si ça a vieilli, c'est toujours plutôt joli (à part les cheveux des personnages).
Bref, je comprends maintenant pourquoi je ne me souviens de presque rien de mes expériences AC passées, ce ne sont tout simplement pas des jeux mémorables. Des sortes de fast food vidéoludiques, aussi tôt fait aussi tôt oubliés et on passe au suivant. Le rythme de sortie effréné de la licence fait maintenant sens d'un point de vu marketing, cela permettait de masquer la médiocrité de ces jeux. Or, ici, on est sur un fast food un peu avarié. Honnêtement, passez votre chemin, même à 3€ sur Steam, ça ne vaut pas le coût. Je ne peux que vous conseiller un autre AC ou mieux encore, une autre licence.
PC
May 5, 2026
NieR Replicant ver.1.22474487139...7
May 5, 2026
NieR Replicant (etc.) est surement l'un des jeux les plus difficiles à noter. Ce qui est cocasse, c'est qu'au sortir de Tales of Arise, un jeu sans grand défaut mais sans grande étincelle non plus, on est là sur l'exact opposé. Un jeu dont certains aspects sont aussi mémorables que d'autres sont clairement ratés.
Intéressé par NieR Automata, j'ai décidé de faire les choses bien et de commencer par cette version d'un épisode sorti précédemment. Je ne connais donc rien à l'univers de NieR. Et cela marque les premiers points positifs et négatifs. L'univers et la narration de NieR sont passionnants, très bien écrits et originaux MAIS incomplets. Narrativement, NieR Replicant ne se suffit pas à lui-même. Pour tout comprendre des enjeux d'un jeu auquel j'ai joué presque 40 heures, j'ai dû me documenter sur des Wiki et Youtube. Pour un jeu dont la narration est aussi centrale, c'est fort dommage. De plus, concernant les multiples fins, si les fins A et B sont pour moi essentiels pour comprendre ce que le jeu cherche à dire. Je ne suis pas sûr de l'intérêt des 3 autres (concernant Replicant uniquement). Les personnage sont également très bien écrits, à la fois tragiques et attachants.
Esthétiquement le jeu est superbe, notamment la musique. J'ai cela dit quelques remarques. Le personnage de Kainé n'avait pas besoin d'être globalement cul-nue avec régulièrement des gros plans sur ledit cul, même en 2010 c'était déjà de mauvais goût. Quant aux musiques, bien que magnifiques, elles sont à peine assez nombreuses et peuvent devenir répétitives.
Le gameplay fonctionne bien et possède même une profondeur assez intéressante. Le gros problème étant, cette profondeur ne sert à rien car le jeu est ridiculement facile. La magie est complètement pétée surtout au début du jeu, les objets de soin sont trop faciles à trouver permettant d'en abuser sans retenu, idem pour l'argent et donc l'achat d'armes complétement pétées même pour la fin du jeu, on passe en surniveau bien trop facilement… J'applaudit aussi la volonté du jeu d'expérimenter et de surprendre le joueur en variant les gameplays, mais toutes ces expérimentations ne se valent pas. Par exemple le passage "Zelda" lorsque que l'on visite pour la première fois Façade et le Temple Stérile est d'une lourdeur sans nom.
Et le game design lui aussi pose problème. Les quêtes annexes sont d'un ennui et d'une lourdeur mortels, quelques unes sont narrativement intéressantes mais elles sont rares. Dans la première partie du jeu notamment, les allers retours sur la carte sont particulièrement pénibles. Les Boss sont beaucoup trop scriptés, se qui les rend frustrants quand on leur roule dessus, ce qui est le cas de la majorité d'entre eux. De plus, ces défauts (hors quêtes annexes) sont exacerbés lorsque l'on veux faire les fins B et C/D. Les allers retours pénibles s'accumulent, puisqu'on est de plus en plus en surniveau, le jeu devient débilement facile et donc les boss de plus en plus frustrants à cause de leurs scriptes. Concernant les différentes fins, je dirais que les fins B et E compensent suffisamment leur manque d'intérêt en terme de gameplay par des nouveautés narratives. En revanche, ce n'est pas le cas des fins C/D et si la fin D est cool de part son tour de passe passe, je n'y trouve pas vraiment d'intérêt narratif ou thématique cohérent avec le reste du jeu comme dit plus haut.
NieR Replicant (etc.) est une vraie gemme qui n'a clairement pas été polie. Je conseille cependant sincèrement d'y jouer, mais en gardant à l'esprit que se ne sera ni une expérience parfaite ni une coup de cœur assuré. En revanche je pense que c'est une proposition suffisamment unique pour être expérimentée.
PC
Apr 26, 2026
Tales of Arise8
Apr 26, 2026
Grand fan de JRPG, la série des Tales of est pourtant l'une des rares qui ne m'a jamais vraiment convaincu. La faute à des gameplays efficaces mais peu intéressants et surtout à des écritures très brouillonnes et mal rythmées. Et pourtant cet avis ce base sur les deux épisodes semblant être les plus appréciés de la série (Symphonia et Vesperia). Ayant entendu de bon retour sur cet épisode je me suis laissé tenté par une approche plus moderne. Arise m'a-t-il réconcilié avec sa série ?
Non. En fait, bien que j'ai aimé le jeu j'y retrouve les mêmes problèmes cités précédemment. Le système de combat est fonctionnel mais ni profond ni personnalisable, de plus, à la fin du jeu il devient même difficile à lire tellement il y a d'effets à l'écran (merci Rinwell). Et on retrouve également ces problèmes d'écriture. Les personnages sont très génériques (pour une production japonaise), la plupart des développements de personnage arrivent trop subitement. Mais surtout de manière général, le premier acte est trop long pour le peu qu'il a à raconter (je pense qu'il aurait fallu un royaume en moins). Inversement, le second acte va beaucoup trop vite et certains éléments intéressants sont expédiés. Des défauts notables pour un jeu dont le scénario et les personnages sont centraux dans la proposition ludonarative. Cependant le plus gros défaut du jeu pour moi reste ses graphismes : le jeu est moche ! Pas techniquement, puisque le jeu tourne bien, artistiquement, cet effet "aquarelle" des graphismes ne fonctionne pas du tout avec les environnements détaillés (surtout les villes), certains auraient pu être magnifiques mais se retrouve baveux et indistincts (Calaglia, Niez ou Pelegion par exemple). De plus les personnages qui ne sont pas dans ce même effet aquarelle semble vraiment déconnectés de l'environnement.
La mise en scène des saynètes est également un peu low coast et elles ont tendance à légèrement harceler le joueur en arrivant toutes en même temps.
Alors, pourquoi ai-je bien aimé le jeu ? Puisque malgré tout ça, le jeu fonctionne. Les combats restent funs avec une difficulté bien dosée. Les boss particulièrement, donnent un sentiment de challenge sans bloquer si l'on est bien préparé (niveau et objet), ce qui se fait naturellement si l'on explore bien les environnements. Bien que les personnages soient très génériques, le jeu arrivent à nous les rendre attachant (grand échec de Vesperia selon moi), surtout le duo principal. Le scénario bien que lent sur les premiers deux tiers arrive à maintenir l'attention grâce à deux éléments : les mystères et secrets qui entourent nos personnages ; mais aussi le développement des romances très bien géré (cohérentes, crédibles, pas gênantes et suffisamment en second plan). En sommes, Tales of Arise n'a pas réglé les problèmes de sa série mais a su les résorber suffisamment pour m'emmener ,cette fois, au bout de sa proposition. Ai-je donc envi de me lancer dans Xillia ou autres Zestiria ? Comme dit plus haut, non. Arise m'a satisfait mais ne m'a pas réconcilié avec sa série, je sais que j'y retrouverai les mêmes problèmes. Je vais préférer garder mon temps pour autres chose. Cependant, je peux conseiller Arise, c'est un jeu imparfait mais maîtrisé. Pour ma part je garderai un œil sur les épisodes futurs.
PC
Apr 9, 2026
Pokemon Pokopia9
Apr 9, 2026
Fan de longue date de la licence Pokemon, et en quelques sorte en relation toxique avec cette dernière depuis l'ère Switch, Pokopia me redonne foi en cette licence et en son potentiel.
Je me suis fortement éloigné de la saga Pokemon depuis Ecarlate et Violet que je considère honnêtement comme une arnaque. Ainsi, j'avais fait l'impasse sur les DLC de ces derniers et sur ZA. Je comptais en faire de même pour Pokopia car d'une part ce genre de cozy game ne m'a jamais vraiment parlé et surtout j'avais perdu toute estime pour la licence. Mais surprise, le jeu est encensé par la critique et par les joueurs. Sortant d'une expérience décevante sur un jeu particulièrement difficile, je me suis laissé tenté me disant que ce jeu était ce dont j'avais besoin à cet instant. C'est pour moi la vraie grande force du jeu, il est véritablement cozy. Pas faussement comme Animal Crossing ou **** Valley qui sous leurs airs cozy sont en réalité des simulations d'emploi à horaires de bureau. Oui, le jeu possède une liste de corvées à effectuer chaque jour mais les ignorer est beaucoup moins punitif que dans les jeux susmentionnés, laisser le jeu de côté pendant quelques jours ne donne donc pas cette sensation d'échec. De fait, la rétention d'attention est limitée alors qu'elle est centrale dans ce genre et même dans la saga Pokemon. Le jeu se permet même le luxe d'avoir un mode histoire et un lore bien plus profonds qu'on peut espérer dans ce genre de jeu. Je trouve également le jeu particulièrement charmant, et bien sûr la cause principale de ce charme sont les pokemons, particulièrement bien exploités (dans tous les sens du terme) et caractérisés contrairement aux villageois d'AC new horizon par exemple. Ils arrivent même régulièrement à être drôles, volontairement ou pas. Pour faire simple Pokemon Pokopia est le cozy game le plus abouti auquel j'ai joué, mais également l'un des sandbox et le Pokemon le plus abouti depuis Noir et Blanc 2. Le jeu n'est cependant pas exempte de défauts, et c'est sur la technique que le jeu pêche. La distance de rendu est particulièrement atroce, avec tout le paysage qui devient flou et bleu gris à partir d'une distance franchement décevante (surtout pour un jeu de construction). Si le jeu reste mignon notamment par sa simplicité, certains éléments le sont peut-être un peu trop, je pense particulièrement à la physique des liquides (eau, lave). Mais le plus gros problème reste l'ergonomie pour la construction, bien que le jeu fasse des efforts pour nous fournir des facilités surtout à la fin de l'histoire, un contrôle manette n'est juste pas adapté aux ambitions et potentiel de construction du jeu, ce qui est adhérant au vu du mode souris de la Switch 2.
En bref, Pokemon Pokopia, n'est pas une révolution dans le monde du jeu vidéo, mais le jeu n'a pas cette ambition, c'est un jeu qui fait exceptionnellement bien ce qu'il cherche à proposer et qui sait, peut être qu'il bousculera quelques sphères du jeu vidéo finalement (cozy game et Pokemon, que ça bouscule Pokemon par pitié).
Nintendo Switch 2
Mar 15, 2026
Hollow Knight: Silksong7
Mar 15, 2026
Hollow Knight Silksong restera certainement l'une de mes plus grosses déceptions vidéoludiques de ces dernières années. Pour faire bref avant de m'étendre sur le sujet, je trouve tout simplement qu'il s'agit d'une suite en presque en tout point inférieur à l'original. Commençons par ce qui est mieux alors, techniquement c'est superbe, aucun bug en 40 heures de jeu, fluide, graphiquement léché… C'est tout. Pour le reste, Team Cherry n'a pas réussi à recréer la magie d'Hollow Knight. Le jeu conserve bien évidemment beaucoup de qualités. Le lore est toujours très intéressant, Hornet et plusieurs autres personnages sont étonnamment attachants, la customisation des armes et capacités est plus que généreuse… Mais, s'il l'on entend que Silksong a un problème de difficulté, je ne suis pas d'accord, ce n'est pas la difficulté en elle même qui est un problème, le problème est comment cette difficulté est gérée à l'échelle du jeu. Il n'y a pas de combat ou de platforming que l'on ne peut pas réussir à force de persistance. Le problème est que ces pics de difficulté sont trop nombreux et pas assez espacés, le jeu ne laisse pas le joueur respirer à partir d'un certain point. On peut me rétorquer que c'est le propos du jeu et ce serait une critique valide mais alors une question se pose. Est-ce une bonne idée dans un metroidvania. Un genre où il faut explorer pour découvrir le lore et améliorer ses capacités. Or dans Silksong vous êtes constamment puni pour avoir voulu explorer. Or s'il on est dissuadé d'explorer, metroidvania oblige, on n'améliorer pas notre inventaire et personnage et les combats deviennent de plus en plus difficiles, s'enfermant dans un cercle vicieux. Je dis puni car mourir en boucle pour affronter un boss pénible et pour être récompensé (ou non) le plus souvent par des récompenses peu intéressantes tient de la punition. Parlons donc des boss, de mon point de vu un boss peut être aussi difficile que l'on veut si il est agréable à combattre, pour cela on doit se sentir maîtriser la situation et mourir en ayant la sensation que c'était bien de notre faute, que l'on pouvait y faire quelque chose et apprendre par l'erreur jusqu'à triompher. C'est quelque chose que faisait très bien Hollow Knight et ne fait pas très bien (voire pas bien du tout sur certains boss) Silksong donnant d'avantage une sensation de corvée que d'épreuve. Beaucoup d'éléments peuvent faire la différence ici, des attaques hors de notre champs de vision, l'appel de sbires trop régulière, l'aspect "bullet hell" avec des patterns irréguliers… Cela n'est pas aidé par le fait que les boss ne sont globalement pas très mémorables, je pense ici que la quantité a été préférer à la qualité mélangé à une hausse assez élevée de la difficulté fait passez à Silksong une ligne du challengeant au rageant avec laquelle son prédécesseur flirtait beaucoup mais ne traversait jamais (sauf pour ses DLC très optionnels). Pour ajouter à cette "corvée" Pharloom est tout simplement bien moins intéressant esthétiquement et conceptuellement qu'Hollownest rendant l'exploration de Silksong bien moins satisfaisante alors qu'elle demande beaucoup plus d'efforts. Les zones tendent à se répéter et ne sont pas aussi inspirées, mais surtout la forme linéaire que prend l'ensemble de la carte jusqu'à la citadelle donnant sur ouverture n'encourage pas le backtracking dans les zones de début de jeu, un gros défaut pour un metroidvania car l'on passe aisément à côté d'améliorations intéressantes. Au contraire, le jeu et parfois trop ouvert et échoue totalement à communiquer au joueur que cette zone, ce boss seraient plus facile s'il revenait plus **** avec X ou Y, notamment à cause des susmentionnés trop nombreux pics de difficulté, ces situations ne paraissant pas étranges en comparaison du reste du jeu. En somme, si Silksong constitue un bon jeu de platform et un bon souls like, mais il fait un bien piètre metroidvania, un aspect mal maîtrisé qui vient polluer le reste des niveaux de gameplay. Je suis peut-être un peu sévère avec le jeu, mais ce dernier est très exigent avec le joueur, donc je pense que le joueur a le droit d'en faire autant, et lorsque l'on creuse un peu, Silksong est très imparfait et n'est à la hauteur ni de sa hype ni de ses prétentions.
PC
Mar 15, 2026
Hollow Knight9
Mar 15, 2026
Hollow Knight est un jeu avec lequel j'ai un passif compliqué mais aujourd'hui je peux dire qu'il s'agit de l'un de mes jeux préférés dans le genre metroidvania. Commençons par ce que je reproche au jeu. Je dirais qu'Hollow Knight est un jeu assez difficile qui ne fait pas beaucoup d'efforts pédagogiques pour apprendre aux joueurs non familiers avec ce genre comment il se joue. De fait, quand je l'ai acheté à sa sortie, s'était mon cas et après plus de quarante heures de jeu, j'étais bloqué et ne savais plus du tout où aller ou quoi faire. Un goût amer m'était donc resté, j'y suis retourné récemment avec beaucoup plus d'expérience (sur les Metroid notamment) et là j'ai pu apprécier tout ce que le jeu a à offrir (uniquement le jeu de base, j'y reviendrai). Le jeu n'est donc pas adapté au débutant, on n'en pense ce que l'on veut mais pour moi se fermer ainsi à la plupart des joueurs est une forme d'élitisme. Mon autre problème avec le jeu sont ses DLC. Ils sont gratuits, donc je **** pas trop mais je trouve qu'ils ne sont pas en phase avec le reste du jeu, se concentrant sur les combats en n'ajoutant aucune phase exploration intéressante (non chercher les grimchildren ne compte pas). Plus subjectivement, je ne trouve pas les combat d'Hollow Knight particulièrement phénoménaux, ils sont bons voire très bons sur certains boss mais ils constituent pas ce qui pour moi rend ce jeu mémorables. Car ce jeu EST mémorable, Hollownest est l'un des mondes de jeu vidéo que j'ai pris le plus de plaisir à explorer. L'aspect metroidvania est parfaitement maîtrisé, on repère facilement les endroits où il faut revenir et les zones deviennent rarement obsolètes et on ressent une vraie monté en puissance jouissive. Les combats sont bons pour un jeu du genre et les boss mémorables et funs à combattre (la plupart). Le lord et discret et franchement un peu trop obscure à comprendre par soi-même mais il constitue un bonus très sympa après l'avoir fini. Les contrôles répondent parfaitement, bref. Je dirais qu'Hollow Knight est un "must do" si l'on est familier et appréciateur du genre metroidvania, mais pas nécessairement aux débutants ou réticents au genre.
Nintendo Switch
Feb 26, 2026
Monster Hunter Stories6
Feb 26, 2026
Etant un fan de longue date de la licence Pokemon et très déçu des derniers jeux, j'ai décidé de tenté ma chance avec une autre licence de monster collection RPG. Cela allait également être l'occasion de m'essayer à l'univers de Monster Hunter, un univers qui m'a toujours fait de l'œil mais les jeux m'ont toujours rebuté à cause de la centralité du farming. Bon, ce jeu est à mon sens la définition même du minimum syndical. Pour être honnête, il n'est pas mauvais d'où la note encore correcte, mais ce n'est pas l'envi qui m'en manque de le noté à 5 voire 4. Evacuons le positif, le système de combat et de building est intéressant (bien que j'ai quelques réserve). Pour un jeu sortie à la base sur 3DS, il est plutôt joli. Et enfin, les monstres sont pour la plupart très stylés et découvrir ces vilaines bêtes a été le principal voire seul élément m'ayant fait terminer la quête principale et passer quelques heures sur le post-game. C'est tout. Je reproche beaucoup de chose au jeu, des détails et de gros défauts qui m'ont très sérieusement donné des migraines. Les détails d'abords, bien que le système de combat soit intéressant, je trouve que la part d'aléatoire est bien trop importante, ne donnant jamais vraiment l'impression de maîtriser la situation. Les monstres sont stylés certes, mais font ils des bons compagnons d'aventure ? La question se pose surtout quand le jeu encourage le turn over pour suivre le power creep ou carrément de sacrifier des monsties pour en renforcer d'autres. Et le jeu peut tourner ça comme il veut, c'est clairement un sacrifice. De plus ils sont assez répétitifs à la longue, beaucoup de recolors et juste trop de wyvernes. Le fait est que je ne me suis attaché à aucune de ces bestioles à part Ratha, et encore. Mais bien sûr le plus gros problème et de loin concerne l'écriture. Je dois l'avouer, je ne m'attendais pas à quelques chose d'aussi enfantin, mais il y a un différence importante entre "assez simple pour être accessible aux enfants" et "complétement décérébré". MH Stories et dans le deuxième cas de figure, tout est débile, cliché, creux. Le scénario ne raconte rien, une suite de péripéties excuses pour nous faire combattre des montres. Les personnages sont au mieux inutiles et clichés (Lilia, Rose, Avinia) au pire tellement agaçants que j'ai commencé à passer les cinématiques et dialogues les concernant (Ren, Debli, NAVIROU !). Et les dialogues, ils m'ont tout simplement fait mal au crâne au vu de leur écriture non pas enfantine mais juste débile. Bref le jeu est tout simplement très mal écrit sur tous les aspects. On pourrait me rétorquer que c'est aussi le cas de Pokemon. Je ne suis pas d'accord, même en ses heures les plus sombre en terme d'écriture (je dirais XY) Pokemon n'atteint jamais ce niveau de vide que Monter Hunter Stories régurgite pendant 30 heures. De plus, les jeux Pokemon sont toujours écrits avec pas mal de second degré et d'autodérision, ce qui n'est pas du tout le cas ici, MH Stories se prend très au sérieux. En soit, si on exclut écarlate et violet (car MH au moins fonctionne) je ne peux que vous rediriger vers la licence Pokemon que je trouve supérieure en tout point (à part peut-être la gestion de la difficulté), ou vers d'autres jeux du genre, Cassette Beasts par exemple.
PC
Feb 18, 2026
Red Dead Redemption 29
Feb 18, 2026
Comment ce jeu a perdu le GOTY déjà ? Je suis peut-être biaisé car je n'ai pas aimé God of War (a ajouter à la liste des licences acclamées que je n'aime pas). Mais pour moi c'est une évidence que RDR2 marquera durablement le jeu vidéo. Difficile d'imaginer, après la fin de RDR1, qu'on me ferait autant aimé un autre personnage de cowboy que John Marston, et pourtant bien que plus long à s'installer (durée du jeu oblige je suppose) Arthur Morgan restera, je pense, l'un des personnage les plus complexe et attachant du jeu vidéo. Au même titre que beaucoup des personnages du jeu d'ailleurs. Comme son prédécesseur, RDR2 brille par sa narration, ses dialogues et comme susmentionné ses personnages mais aussi, sa variété de gameplay et son monde ouvert . Cela dit, il en garde quelques défauts. Des gameplays variés mais peu profonds, s'approchant sur certaines missions un peu trop du film interactif à mon goût. Des mécaniques parfois mal intégrées à la boucle de gameplay les transformant plus un corvées qu'autre chose (la chasse, la pêche notamment). Mais surtout des contrôles régulièrement aux fraises (plus que le 1er pour le coup), et des à-côtés pas toujours franchement intéressants (les collectables et défis principalement). Un défaut qui n'a pas été hérité du 1er en revanche : les graphismes, le jeu est encore magnifique aujourd'hui (malgré quelques bugs de lumières) et le motion capture a fait des miracles.
Red Dead Redemption 2 est une épopée incroyable qui vous fera passer par un large spectre d'émotions, inattendues pour certaines. Passez les quelques premières heures de jeu qui peuvent sembler un peu lente et intimidante, vous ne le regretterez pas.
PC
Feb 18, 2026
Red Dead Redemption8
Feb 18, 2026
Je précise que j'y ais joué sur PC. Mauvaise idée (bien que ma seule option), le jeu à pas mal de problèmes sur dans cette version. C'est dommage car ce jeu mérite largement un 9/10 autrement. Très honnêtement, je partais avec pas mal d'aprioris : un jeu Rockstar, les créateurs de GTA, une série de jeu acclamée que je n'aime pas du tout. Mais j'étais curieux surtout du second dont j'ai entendu monts et merveilles. Je ne m'attendais pas à autant aimer le jeu. La variété des gameplays, les personnages, un open world pré BotW qui pourtant fonctionne si bien, le jeu m'a conquit. Malheureusement, ont parle d'un jeu de 2010 avec des défauts de 2010. Je dirais simplement que s'était trop tôt pour le photoréalisme en jeu vidéo. Les décors sont plutôt beaux encore passables aujourd'hui (je joue beaucoup sur switch) mais les personnages sont absolument hideux, et si on peut me rétorquer que c'est intentionnel, je le croirais bien pour certains personnages, mais qu'on m'explique les têtes de Bonnie, Jack ou Abigail dans ce cas. Et comme dit plus haut la version PC n'est pas bien optimisée surtout dans les cinématiques qui s'approchent parfois du diaporama. Dommage pour un jeu avec un si belle narration. Le reste des défauts n'est que pinaillages : certains aspects secondaires ne sont pas très intéressants (notamment les défis), les gameplay bien que nombreux ne sont finalement pas très profonds, les contrôles pas toujours agréables (je hais cette p*tain de gatling). Au final, ce jeu était superbe, l'un des héros les plus intéressant et attachant du jeu vidéo, une narration intelligente et très efficace, un gameplay qui arrive toujours à maintenir l'attention, un monde ouvert impressionnant pour l'époque. Jouez à Red Dead Redemption (mais pas sur PC si possible.
Xbox 360
Feb 18, 2026
Metroid Prime 4: Beyond8
Feb 18, 2026
Pour aller droit au but, ce jeu n'est pas un bon Metroid, mais il reste un bon jeu.
Trop linéaire, trop bavard, il ne fait pas honneur à ce que ses prédécesseurs ont cherché à créer. Cela dit, je trouve que ce jeu est un très bon FPS dans un univers SF intrigant. En fin de compte l'appellation "Metroid" me semble d'avantage être un boulet qu'un tremplin pour apprécier Beyond.
Reste ce paradoxe : bonne porte d'entrée dans l'univers car plus classique dans le genre FPS SF mais en fait non car trop différents des autres opus.
Malgré ses problèmes susmentionnés, Beyond reste un bon jeu. J'ai notamment beaucoup aimé l'histoire des Lamorns et l'esthétique de leur architecture/technologie qui pour le coup s'adapte très bien à l'univers Biopunk de Metroid. Rien à dire sur le gameplay, le mode souris de la Switch 2 est très adapté au jeu. Je tenais également à dire que les défauts gerbés en boucle par une communauté très (trop) nostalgique sont valides mais exagérés. Les personnages secondaires gênent l'immersion est le sentiment de solitude mais sont assez sympathiques et ajoutent un peu de légèreté et d'enjeu à la mission de Samus. La Vallée de Sol n'est effectivement pas au même niveau que le reste des environnements mais est finalement assez anecdotique. Le farm de cristaux verts est tout à fait pénible mais aussi tout à fait optionnel. Quant aux musiques bloquées derière l'achat d'un amiibo, si je condamne la pratique, en jeu, ça ne se remarque absolument pas (j'ai appris l'existence de ces musiques en ligne après avoir presque 100% le jeu).
Ma première phrase résume assez bien ce que je pense globalement : bon jeu, mauvais Metroid. Mais surtout c'est un jeu qui a été bashé à un niveau qui n'est pas justifié même si je comprends le ressentiment des fans. Après tout, j'en suis moi-même un.
Nintendo Switch 2
Jan 10, 2026
Baldur's Gate 37
Jan 10, 2026
J'ai essayé d'aimer Baldur's Gate 3 car ses qualités sont évidentes mais au bout de presque 20 h de jeu, j'ai laissé tombé. J'ai seulement quelques reproches "objectifs" : - Le jeu n'est pas instinctif. Il est opaque sur ses mécaniques et sur les interactions possibles ou non avec l'environnement et les NPC. Ca ne serait pas un problème si le jeu nous faisait découvrir organiquement tout ça mais il n'est pas DU TOUT accueillant avec les débutants/profanes de l'univers et des mécaniques de Donjon et Dragon et échoue complètement à faire ressentir au joueur inexpérimenté ce qu'il est possible ou non de faire ou l'importance de tel ou tel élément. Cela empêche et même décourage la créativité pourtant sensée être la clé pour avancer. Pour moi c'est LE défaut du jeu.
- Le menuing est franchement digne d'un jeu d'il y a 20 ans, il m'a rappelé WOW (pas un compliment).
- Je ne suis pas sûr que le monde ouvert par acte sois bénéfique car on se sent très vite bloqué par les ennemis en sur-level. Sur un plan plus subjectif, je ne suis pas fan de l'écriture du jeu (pas les dialogues, eux sont excellents). Je n'ai bien sûr assisté qu'à une partie de l'histoire et du développement des personnages, mais le fait que je n'ai aucunement la curiosité d'aller voir les évènements du scénario principal ou l'avenir des personnages n'est pas un bon signe. Vu que je n'y connait rien à l'univers de Donjon et Dragon, le scénario qui balance toute berzingue plein d'informations que je suis visiblement sensé connaître m'a semblé très indigeste. Je ne connait que la moitié des personnages mais une chose est sûr, je les trouve particulièrement antipathiques. Il en va de même pour presque tous les NPC que j'ai croisé. Quand le jeu est plus frustrant qu'amusant j'ai besoin d'avoir une motivation pour persévérer, et malheureusement, ni l'univers, ni les personnages ne m'ont donné cette motivation. Cela dit je reconnais de nombreuse qualité au jeu. Son éventail des possibilité dans le RP, la gestion des combats (ressenti mais pas réussi à le faire), et des quête semble assez vertigineux. Le lore est absolument énorme. Les dialogues sont parmi les meilleurs que j'ai pu voir dans un jeu vidéo surtout considérant les choix multiples. Et sans doute bien d'autres que je n'ai pas pu ou su voir. En conclusion, Baldur's Gate 3 semble être fantastiquement riche mais je dirais qu'il est particulièrement niche et ne fais pas vraiment beaucoup d'effort pour se rendre accessible aux joueurs n'appartenant pas à cette niche. Malheureusement c'est mon cas et le jeu n'a pas su me retenir, alors qu'honnêtement j'ai l'impression d'avoir fait ma part d'effort.
PC